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Le Bolchévik nº 212

Juin 2015

A bas la loi d’espionnage policier raciste « contre le terrorisme » !

A bas la loi anti-ouvrière de Valls/Macron !

La classe ouvrière a besoin d’un parti révolutionnaire internationaliste

Le gouvernement capitaliste de Hollande n’a pas tergiversé pour tirer parti de l’unité nationale, allant de la gauche à l’extrême droite, symbolisée par les marches du 11 janvier pour Charlie Hebdo : il multiplie les mesures contre la classe ouvrière avec pratiquement une nouvelle annonce réactionnaire par semaine ; il tempère ensuite par un « recul » sur un point de détail et par une mesurette « progressiste » d’accompagnement. Il espère sûrement empêcher ainsi que le ras-le-bol explose sur un point particulier, comme avec l’affaire du CPE en 2006 sous Chirac : des millions de personnes étaient descendues dans la rue et avaient fait plier le gouvernement.

Le gouvernement profite de la révulsion qu’avaient à juste titre causée en janvier les assassinats de Juifs à l’Hyper Cacher ainsi que la décimation de la rédaction de Charlie Hebdo (voir nos articles dans le Bolchévik n° 211, mars). Ces crimes vont servir de prétexte à d’autres crimes bien plus sanglants de l’impérialisme français au Mali ou ailleurs, au nom de la « guerre contre le terrorisme » du petit Bush de l’Elysée.

La dernière trouvaille de Hollande est de qualifier de « terroristes » les passeurs qui font traverser la Méditerranée aux réfugiés fuyant la dévastation de leur propre pays, une dévastation souvent directement causée par les déprédations des impérialistes. Dans le cas de la Libye à l’origine des derniers drames, l’impérialisme français de Sarkozy a joué un rôle crucial en 2011, avec le soutien à l’époque et de Hollande et de Mélenchon. Troupes françaises, hors d’Afrique et hors du Proche-Orient ! Pleins droits de citoyenneté pour tous ceux qui parviennent à entrer ! Et nous nous opposons à l’opération Sentinelle en France avec ses 10 000 soldats appuyés par 5 000 flics lourdement armés, qui visent à habituer la population à l’idée que la « guerre contre le terrorisme » concerne tout le monde et en tout point du territoire. A bas Vigipirate !

La nouvelle loi antiterroriste rend entièrement légales les pratiques les plus tordues de la police secrète : écoutes téléphoniques, y compris des portables, pose de micros et caméras dans votre chambre à coucher ou votre véhicule, localisation GPS en temps réel, prise de contrôle de votre ordinateur. De plus les centaines d’embauches dans la police politique (la DGSI) ont pour objectif d’augmenter encore le volume de données collectées et de les exploiter plus efficacement.

Le projet de loi stipule que les individus condamnés ou « poursuivis » pour des faits de terrorisme (y compris à tort…) devront déclarer leurs voyages à l’étranger et tout changement de résidence dans les trois mois. Il s’agit là de permettre la mise à jour permanente des fichiers « antiterroristes ». C’est la mise au point de ce genre de fichiers sous la Troisième République qui avait rendu possibles à peine quelques années plus tard les rafles de Juifs par la police de Vichy et leur déportation vers les camps de la mort.

Au passage est aussi légalisée la surveillance de ceux qui seront soupçonnés de menacer « les intérêts majeurs de la politique étrangère », ce qui permettra de constituer en toute légalité des fichiers de militants propalestiniens, d’opposants aux satrapes de la Françafrique, de sympathisants du peuple grec étouffé par les mesures d’affamement de l’Union européenne, et pourquoi pas de militants laïques opposés à l’influence du Vatican dans ce pays catholique !

Le gouvernement utilise et attise le racisme contre les musulmans pour mieux pouvoir réprimer tous ceux qu’il pourrait percevoir comme un obstacle à sa politique. En fait n’importe qui peut être la victime de ces mesures « antiterroristes », mais plus fondamentalement c’est la classe ouvrière organisée qui est visée, car elle seule a la puissance sociale pour mettre fin à ce système d’exploitation capitaliste raciste en organisant une révolution socialiste.

Les flics pourront exercer leur « surveillance », c’est-à-dire constituer des fichiers mis à jour en permanence contre les syndicalistes et les militants de gauche, placer des « IMSI-catchers » (de puissants mouchards électroniques) aux abords des manifestations syndicales, etc., dans le cadre de la prévention de « violences collectives de nature à porter atteinte à la forme républicaine des institutions » (le Monde, 18 avril). Pour se défendre lui-même, le mouvement ouvrier doit défendre les musulmans ou supposés tels contre la terreur raciste des flics !

A bas les lois antisyndicales et anti-ouvrières du gouvernement !

Et c’est bien à la classe ouvrière que s’en prend le gouvernement. La bourgeoisie française doit procéder à une réduction drastique de la couverture sociale, y compris des prestations de retraites et de santé, et baisser significativement les coûts salariaux pour restaurer le taux de profit du capitalisme français, et donc sa compétitivité vis-à-vis du capitalisme allemand : l’industrie allemande est beaucoup plus puissante et moderne, en résultat notamment de la réunification capitaliste de l’Allemagne il y a 25 ans, de la mise en place de l’euro et des réformes anti-ouvrières du social-démocrate Schröder.

Hollande a une stratégie claire pour « moderniser » le capitalisme français sur le dos des travailleurs : il procède par petites touches et non avec des rodomontades à la Sarkozy, en cherchant à préserver à chaque étape le soutien de la bureaucratie syndicale – direct (CFDT, UNSA) ou indirect (CGT, FO, FSU, SUD) – au nom de la défense des intérêts français dans la compétition capitaliste mondiale.

D’abord la loi Macron, en cours de discussion au parlement. La disposition peut-être la plus grave de cette loi donnerait la possibilité de contourner purement et simplement le droit du travail dans les relations patron-travailleur en permettant aux patrons de faire signer à des travailleurs « volontaires » des conventions explicitement en dehors du droit du travail, qui encadre dans une certaine mesure les pratiques scélérates des capitalistes.

Cela faciliterait énormément les licenciements tout en en réduisant potentiellement à zéro le coût pour les capitalistes, qui pourront loger ces licenciements dans des filiales mises en faillite pour l’occasion (et dont la maison mère ne pourra dorénavant plus être tenue pour responsable). Le gouvernement a essayé de désamorcer cette bombe en ajoutant dans la loi Macron certaines limitations aux coûteux monopoles des notaires ou des pharmaciens (qui pourront néanmoins continuer d’escroquer les malades en leur vendant de la poudre de perlimpinpin comme les produits « homéopathiques »).

De façon similaire, de la « loi santé » on a surtout entendu parler de la généralisation (d’ici 2017…) du tiers payant, mais le fondement de la loi c’est de faire entrer de plain-pied les compagnies d’assurances et autres « mutuelles » dans la couverture sociale, ce qui permettra d’accélérer non l’étatisation de la médecine, comme on l’a entendu dire sur France 2, mais la privatisation de la Sécu. De même, le « délai de réflexion » obligatoire de 7 jours pour les femmes désirant avorter a été heureusement aboli, mais c’est surtout pour cacher les regroupements obligatoires d’hôpitaux, qui dans la pratique restreindront davantage encore l’accès à l’avortement pour les femmes et auront des conséquences dramatiques pour la santé des travailleurs et des pauvres dans les déserts hospitaliers ainsi créés. Avortement libre, gratuit et facilement accessible pour toutes les femmes, y compris mineures et immigrées !

Quant à la loi sur le « dialogue social », elle ouvre la voie à la liquidation des délégués du personnel et des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), qui pourront être fusionnés dans les entreprises de moins de 300 travailleurs avec les représentants des salariés aux Comités d’entreprise (CE). Les CHSCT donnent parfois aux syndicats la possibilité d’intervenir, y compris en stoppant la production, pour défendre les conditions de travail des ouvriers (voir par exemple notre article « “Opération Charlie” chez Bombardier contre un militant syndical », le Bolchévik n° 211). Mais les CE, c’est la gestion des œuvres de charité du patron vis-à-vis de ses ouvriers, une institution de collaboration de classes antisyndicale créée à l’origine par le régime paternaliste de Vichy et avidement reprise par de Gaulle – et ses larbins du PCF – à la Libération. D’ailleurs le patron y siège de droit aux côtés des bureaucrates syndicaux. En liquidant dans les CE les délégués du personnel et les délégués CHSCT, le gouvernement renforce ainsi l’assujettissement des bureaucrates syndicaux à des mécanismes de collaboration de classes. A bas la loi sur le « dialogue social » !

Ces lois sont une attaque profonde contre les syndicats, les organisations de base de défense économique de la classe ouvrière face aux capitalistes. Cela ne rend que plus criminelle la bureaucratie syndicale, celle de la CFDT notamment – elle a été à deux doigts de signer avec le MEDEF un projet d’accord qui a directement inspiré la loi sur le « dialogue social », de même qu’elle avait signé il y a deux ans l’ANI (Accord national interprofessionnel), qui est dans une large mesure le père de la loi Macron.

Mais ceci n’exonère pas pour autant les bureaucrates des autres fédérations syndicales, essentiellement la CGT, FO et SUD. Ils ont finalement organisé le 9 avril contre la loi Macron une journée de grèves et de manifestations, les plus importantes manifestations ouvrières depuis la lutte pour les retraites en 2010. Environ 100 000 personnes ont manifesté rien qu’à Paris, montrant leur volonté de se battre contre ce gouvernement.

Mais en réalité, la seule perspective contre la loi Macron de ces bureaucrates était au fond de faire pression sur le PS en prévision de son congrès, prévu en juin, pour obtenir un changement de politique économique. Martine Aubry, le grand espoir des bureaucrates, a mis les points sur les « i » le lendemain même du 9 avril en se ralliant à la motion de Valls et du gouvernement pour le congrès. Pour une direction lutte de classe dans les syndicats !

Par ailleurs, les bureaucrates se sont spécialement concentrés sur un aspect de la loi Macron, le travail du dimanche. Certes, le résultat net de cette loi sur cette question va être une aggravation des conditions de travail pour des centaines de milliers de personnes travaillant le dimanche, notamment des femmes, et les syndicats doivent lutter contre cela : la loi Macron va permettre de supprimer dans de nombreux cas les primes pour travail de nuit et travail du dimanche, et accroître la flexibilisation des horaires de travail. Mais nous sommes opposés à la limitation légale des horaires d’ouverture des magasins, comme nous l’expliquions dans le Bolchévik en décembre 2013. Et nous sommes pour l’ouverture de toutes les bibliothèques et médiathèques le dimanche !

Travail du dimanche et famille bourgeoise

L’interdiction légale du travail du dimanche (qui heureusement n’empêche pas les cheminots ou autres traminots de travailler ce jour-là) renvoie au caractère profondément catholique de l’Etat français, en dépit de ses vociférations contre les musulmans sur la question de la « laïcité » : le dimanche est le jour réservé à la famille (et accessoirement à la messe à l’église). Le Consistoire central des Juifs (pour lesquels le sabbat a lieu le samedi) avait protesté quand cette interdiction avait été votée en 1906, dans la foulée de la… séparation de l’Eglise et de l’Etat l’année précédente.

La famille est au cœur même de l’oppression des femmes. Sous le capitalisme, et dans toutes les autres sociétés basées sur la propriété privée des moyens de production, la famille patriarcale sert à assurer que l’héritage de la propriété ira à la « bonne » personne du fait de la monogamie de la femme. La famille sert aussi à l’éducation de la nouvelle génération d’esclaves salariés et à la transmission de la moralité conservatrice et du respect de l’ordre social par les exploités et les opprimés.

Aussi ce n’est pas en en appelant à ce genre de loi réactionnaire sur le caractère sacré du dimanche qu’on peut défendre les droits des femmes, bien au contraire. Ce qu’il faut, c’est lutter pour des crèches ouvertes 24 heures sur 24 et gratuites, y compris le dimanche – avec des primes et repos compensateurs pour tous ceux qui travaillent ce jour-là. Nous luttons pour une société socialiste d’abondance matérielle, où la collectivisation des moyens de production et une planification socialiste internationale de l’économie permettront de remplacer peu à peu les fonctions sociales de la famille (le travail ménager et, surtout, élever les enfants) par des institutions collectives. Une telle société relèguera au passé un monde où l’institution de la famille est souvent vue comme le seul refuge et la dernière sécurité évitant qu’on se retrouve à la rue.

Les réformistes français (PCF, NPA, LO), dont l’horizon indépassable est le règne du capitalisme pour mille ans, sont incapables de concevoir une telle perspective communiste, et encore moins de lutter pour la réaliser. A partir de là, ils se font les défenseurs du dimanche férié imposé par la légalité bourgeoise et jouent ainsi leur propre rôle pour enfermer les femmes, tout particulièrement, dans le rôle social que leur impose la société de classes capitaliste.

Populisme bourgeois contre perspective de classe prolétarienne

Dans la mesure où les réformistes ont exprimé ces derniers temps une perspective politique autre que de faire pression sur le PS, c’est de rêver à l’hypothèse d’une alternative populiste bourgeoise sur le modèle de Syriza ou de Podemos. Mais en Grèce l’arrivée au pouvoir de Syriza n’a rien amélioré depuis le mois de janvier pour les travailleurs et les pauvres (voir l’article de nos camarades grecs en dernière page) : le pays reste sous la vis de l’Union européenne (UE) impérialiste. A bas l’UE ! Pour les Etats-Unis socialistes d’Europe !

Et pourtant, l’ensemble de la gauche et de l’« extrême gauche » continue de soutenir l’Union européenne, cherchant toujours à faire croire qu’il serait possible de la réorienter dans le sens d’une « Europe sociale », alors que les travailleurs voient tous les jours leurs acquis arrachés au nom d’une « directive de Bruxelles » ou de la « concurrence libre et non faussée ». Les réformistes laissent ainsi aux fascistes du FN le monopole de l’opposition à l’UE, contribuant à leur croissance de plus en plus menaçante, dans un contexte d’hystérie « antiterroriste » à droite et à gauche contre la population d’origine musulmane.

D’ores et déjà le FN se positionne pour prendre le pouvoir au moment inéluctable où, tôt ou tard, l’UE s’effondrera. Et la bourgeoisie française a commencé à discuter sérieusement, à la suite des dernières élections départementales, des conditions pour donner le pouvoir au FN. Elle exige seulement qu’il mette sur la touche le vieux Le Pen mais aussi qu’il soit prêt à gouverner même dans le cadre de l’UE : pour le moment l’impérialisme français continue à profiter suffisamment de celle-ci pour ne pas vouloir en sortir.

La question fondamentale avec le fascisme, ce n’est pas telle ou telle politique économique ou telle ou telle politique étrangère pour la bourgeoisie. Le fascisme, c’est la mobilisation dans un cadre extraparlementaire de petits-bourgeois ruinés et enragés par la crise, pour briser les reins du mouvement ouvrier organisé. Aujourd’hui la bourgeoisie tient les fascistes en laisse, mais demain elle n’hésitera pas à avoir recours à leurs services si elle estime que c’est la manière la plus appropriée de préserver sa domination de classe contre une classe ouvrière en révolte – éventuellement lors des violents soubresauts économiques et sociaux qui se produiront avec la liquidation de l’euro. Comme nous l’expliquions dans le précédent numéro du Bolchévik :

« Nous appelons les travailleurs à rejeter la campagne pour l’union nationale et à se battre au contraire pour l’unité de classe. Les dirigeants réformistes traîtres du mouvement ouvrier qui s’inspirent de l’“esprit du 11 janvier” sont un obstacle à cette perspective de classe, alors qu’il est nécessaire et urgent de stopper les fascistes par des mobilisations ouvrières et immigrées. »

On observe une influence croissante dans la classe ouvrière en Europe occidentale de mouvements populistes bourgeois ; ceux-ci sont souvent d’extrême droite, mais parfois aussi « de gauche », comme Syriza ou Podemos, ou en France le Parti de gauche de Mélenchon. Ce phénomène reflète la sérieuse régression qui s’est opérée depuis vingt ans dans les conceptions politiques du prolétariat.

C’est l’une des conséquences de la contre-révolution capitaliste en Union soviétique et du succès des campagnes de propagande des capitalistes selon lesquelles « le communisme est mort », ayant soi-disant prouvé son échec avec l’effondrement de l’Union soviétique. Non seulement les couches les plus avancées de la classe ouvrière ne croient plus en la perspective d’une société socialiste égalitaire, mais souvent elles ne s’identifient même plus à leur propre classe sociale dont les intérêts sont fondamentalement opposés à ceux de la classe capitaliste. Les travailleurs doivent chercher leur salut derrière leur propre parti révolutionnaire, et non derrière des représentants de l’ennemi de classe (fussent-ils « de gauche »).

La classe ouvrière doit défendre ses acquis, son niveau de vie, contre les efforts permanents des capitalistes pour les ramener (à peine) au niveau de survie physiologique. Mais comme le faisait remarquer Karl Marx en conclusion de son exposé de 1865 Salaire, prix et profit :

« En même temps, et tout à fait en dehors de l’asservissement général qu’implique le régime du salariat, les ouvriers ne doivent pas s’exagérer le résultat final de cette lutte quotidienne. Ils ne doivent pas oublier qu’ils luttent contre les effets et non contre les causes de ces effets, qu’ils ne peuvent que retenir le mouvement descendant, mais non en changer la direction, qu’ils n’appliquent que des palliatifs, mais sans guérir le mal. Ils ne doivent donc pas se laisser absorber exclusivement par ces escarmouches inévitables que font naître sans cesse les empiétements ininterrompus du capital ou les variations du marché. Il faut qu’ils comprennent que le régime actuel, avec toutes les misères dont il les accable, engendre en même temps les conditions matérielles et les formes sociales nécessaires pour la transformation économique de la société. Au lieu du mot d’ordre conservateurUn salaire équitable pour une journée de travail équitable”, ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire : “Abolition du salariat.” »

Cela exige une révolution socialiste, et cela exige pour gagner, comme l’a montré la Révolution russe, de construire un parti ouvrier révolutionnaire marxiste, section d’une Quatrième Internationale reforgée. Notre tâche est d’intervenir, comme noyau de ce futur parti, dans les luttes de la classe ouvrière. Les perspectives paraissent sombres aujourd’hui, mais c’est dans la nature du système d’exploitation capitaliste de causer périodiquement un regain et des explosions de la lutte de classe prolétarienne, où l’intervention d’un noyau d’avant-garde, même petit, permettra de donner corps à ce programme.

 

Le Bolchévik nº 212

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